Joseph Alexandre DeSève (1896-1968), non datée.
Collection privée de Claude Chapdelaine.

Joseph Alexandre DeSève

Un mécène francophone de première importance

Joseph Alexandre DeSève amorce sa carrière dans les années 1930 en important, distribuant et diffusant des films à Montréal. Grand patron de France-Film à partir de 1936, il en devient propriétaire en 1948. Cette entreprise détient un grand réseau de salles qui présentent des films et spectacles francophone au Québec.

À cette époque, Joseph Alexandre DeSève détient le monopole de la distribution de films francophones dans la province. Cependant, avec la Seconde Guerre mondiale, se procurer des films européens devient très difficile. Il décide alors de se lancer dans la production cinématographique et fonde Renaissance Films Distribution (RFD) au tournant des années 1950. Nous devons notamment aux productions RFD La Petite Aurore, l’enfant martyre et Tit-Coq, deux des premiers longs métrages québécois.

Quelques années plus tard, avec l’arrivée de la télévision, Joseph Alexandre DeSève fonde Télé-Métropole, maintenant connu sous le nom de TVA. Cette deuxième chaîne de télévision francophone au Canada, qui entre en onde le 19 février 1961, se spécialisera dans les émissions populaires.

Joseph Alexandre DeSève est un des premiers Canadiens français à instituer une fondation de son vivant (1966) et une fiducie charitable par volonté testamentaire (1968). De par ses actions philanthropiques, monsieur DeSève désirait contribuer à long terme à sa société. Sa fondation vise à réinvestir une large part de sa succession, sous forme d’aide financière, dans la collectivité qui l’a vue prospérer.

Illustration de France-Film, non datée.

Collection personnelle d’Yves Lever.

En 1930, l’entreprise cinématographique canadienne France-Film est créée dans le but de distribuer le cinéma français au Canada. Joseph Alexandre DeSève en devient le directeur en 1933, puis le propriétaire en 1948.

Pavillon J.-A.-DeSève, Université du Québec à Montréal, 2012.

Photographie : Écomusée du fier monde. 

Ce pavillon de l’Université du Québec à Montréal porte le nom de J.-A.-DeSève, soulignant le généreux don que la fondation du même nom a accordé à cette université.

 

 

« L’argent l’intéressait peu en soi. En revanche, il était fier de ses entreprises et les considérait comme une contribution au Canada français. Il a pris les dispositions nécessaires pour assurer leur survie et leur développement. »

Gilles Gariépy

Magazine Maclean