Steve Foster, non datée.
Photographie : Michel Filion, Gris-Montréal.

Steve Foster

À la défense des droits et des libertés

Il y a une dizaine d’années, rien ne destinait Steve Foster, issu du milieu de la mode, à sa fonction de président du Conseil québécois des gais et lesbiennes (renommé Conseil québécois LGBT en 2012). Plutôt porté vers l’aide individuelle, il a été bénévole auprès de personnes mourantes, pour plus tard accompagner un de ses propres amis dans cette épreuve pendant plusieurs mois.

C’est à l’invitation d’un ami que Steve Foster assiste à une assemblée générale de la Table de concertation des lesbiennes et des gais du Québec, une soirée qui prendra une tournure inattendue. Étant intervenu à quelques reprises au cours de la rencontre, Steve Foster ressort de cette assemblée comme membre élu du comité d’administration. Pendant les 18 mois qui suivent, il contribue activement et bénévolement au redressement de l’organisme. La Table de concertation devient, en 2006, le CQGL, un regroupement national d’organismes LGBT du Québec, doté d’un mandat de défense des droits dans une perspective d’égalité sociale.

« Le défi qu’on a comme organisme LGBT, c’est de travailler sur l’égalité sociale. Dans la vision que j’ai du militantisme LGBT […], si on veut que les gens soient solidaires à nos causes, on se doit d’être solidaire de la cause des autres », rappelle Steve Foster. L’organisme intervient publiquement sur des questions de natures diverses, et pas uniquement sur des enjeux qui concernant spécifiquement les communautés LGBT. Les interventions visent à exposer leurs réalités relativement à différents dossiers d’actualité.  De plus, le CGLQ se donne aussi le rôle de promouvoir les réalisations de leurs membres et des groupes LGBT, par la présentation annuel du Gala Arc-en-ciel.

Steve Foster est fortement impliqué dans le réseau de défense des droits. Il a terminé en 2012 un mandat de présidence au Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQACA). Il est également engagé dans la coalition Pas de démocratie sans voix qui, en réaction à certaines positions et actions du gouvernement fédéral de Harper, fait valoir la protection de la démocratie et le respect des droits et des libertés.

Gala Arc-en-Ciel 2010, affiche, Conseil québécois des gais et lesbiennes, 2010.

Centre de recherche en imagerie populaire. 

Steve Foster, défilé de la Fierté gaie, août 2009.

Conseil québécois LGBT.

Les droits et les libertés, rappelle Steve Foster, ne sont jamais acquis. Par leurs actions, les organismes de défense de droits assurent le maintien des gains issus des luttes du passé tout en revendiquant les transformations sociales nécessaires à l’atteinte de l’égalité sociale pour tous et toutes.

 

 

« Je pense que pour faire avancer une société on n’est pas tous obligés d’être dans un organisme de défense de droits, on n’est pas obligés d’être même impliqués dans un organisme. On peut simplement dans sa vie quotidienne, même au travail, ne pas accepter que quelqu’un passe des commentaires racistes ou sexistes ou homophobes […]. Le pouvoir que vous avez, c’est de ne pas accepter les injustices que vous voyez dans votre quotidien. »

Steve Foster