Caroline Reeves et Catherine Jauzion,
fondatrices du Touski, vers 2003.
Collection personnelle de Caroline Reeves.

Catherine Jauzion et Caroline Reeves

L’autogestion, un idéal partagé

Catherine Jauzion et Caroline Reeves font connaissance alors qu’elles sont bénévoles au Club des petits déjeuners de l’école de leurs enfants. Toutes deux déplorent alors l’absence de restaurants et d’offres alimentaires répondant aux besoins des familles dans leur secteur. Bien que ne possédant aucune expérience de gestion, elles font le saut comme entrepreneures dans le but d’ouvrir un restaurant qui accueillera les familles et disposera d’un espace de jeux pour les enfants.

L’initiative prend la forme d’une coopérative de travail autogéré, le Touski, qui ouvre ses portes, rue Ontario, en 2003, et reçoit cette même année un prix d’excellence en entrepreneuriat. Il se fonde sur la répartition des membres dans divers comités qui assurent le bon roulement des activités et l’éveil d’un sentiment d’appartenance.

Partenaire de divers organismes du Centre-Sud, dont Au Coup de Pouce Centre-Sud, le collectif artistique Péristyle nomade et le Marché Frontenac, le Touski participe activement à la vie de quartier. La coop s’est également dotée d’une mission de diffusion de l’art sous toutes ses formes : contes, poésie, musique, etc.

Encore aujourd’hui, Caroline Reeves fait partie de l’équipe de travail de la coopérative et participe à la gestion quotidienne de l’organisme. Catherine Jauzion est toujours membre du Touski et continue de s’y impliquer. Elle poursuit son engagement dans d’autres sphères, notamment auprès du Centre de la petite enfance du Carrefour et tout récemment comme membre citoyenne sur le comité d’administration de la CDEC du Plateau-Mont-Royal/Centre-Sud.

Façade du Touski au lendemain de l’adoption de la loi 78, 2012.

Photographie : Yan Chevalier.

Assemblée générale au Touski, 2010.

Photographie : Yan Chevalier. 

L’administration de la coopérative et les prises de décision se font par consultation auprès des membres. Tous font partie du comité de gestion, et chacun s’investit dans le comité de son secteur de travail (service ou cuisine). La participation à d’autres comités, selon les intérêts et les disponibilités de chacun permet, entre autres, d’élaborer la programmation d’activités culturelles et de gérer les communications internes et externes. 

Affiche du Touski, 2003.

Conception : David Hould, Touski.

L’affiche annonce l’ouverture du Touski à l’été 2003. Elle témoigne de la diversité des activités offertes et de la vocation culturelle, sociale et familiale du café. 

Bulletin du Touski, (numéro et illustration sur la coopération), août 2004.

Conception : David Hould, Touski.

 

 

« Heureusement, des gens travaillent chaque jour à instaurer un système concret où la collaboration, la communication, l’égalité, la responsabilité et la liberté prennent le pas sur l’autorité, la mise en opposition, la précarité et la peur. C’est ce que l’autogestion propose comme changement fondamental. »

Jean-Philippe Villemure

Membre de la coop Touski, lors de la remise du Prix de la Coopérative de l’année en 2009